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    Être Sage-femme, c'est quoi ?

     

    Wikipédia utilise la définition de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) : 

    "Une personne qui a suivi un programme de formation reconnu dans son pays, a réussi avec succès les études afférentes et a acquis les qualifications nécessaires pour être reconnue ou licenciée en tant que sage-femme. Elle doit être en mesure de donner la supervision, les soins et les conseils à la femme enceinte, en travail et en période post-partum, d'aider lors d'accouchement sous sa responsabilité et prodiguer des soins aux nouveau-nés et auxnourrissons. Ses soins incluent des mesures préventives, le dépistage des conditions anormales chez la mère et l'enfant, le recours à l'assistance médicale en cas de besoin et l'exécution de certaines mesures d'urgence en l'absence d'un médecin. Elle joue un rôle important en éducation sanitaire, non seulement pour les patientes, mais pour la famille et la préparation au rôle de parents et doit s'étendre dans certaines sphères de la gynécologie, de la planification familiale et des soins à donner à l'enfant. La sage-femme peut pratiquer en milieu hospitalier, en clinique, à domicile ou en tout autre endroit où sa présence est requise."  

    Wikipédia, c'est pas mal, c'est pas mal...  

    Moi je ne suis pas encore sage-femme, je ne suis même pas encore étudiante sage-femme, alors je ne peux pas vraiment donner mon avis. Voilà pourquoi je vais copier une définition directement prise sur le site de l'Ordre des Sage-femme

    Les sages-femmes exercent une profession médicale à compétence définie c'est-à-dire que le code de la santé publique a déterminé leur champ d'intervention.

    L.4151-1

    L'exercice de la profession de sage-femme comporte la pratique des actes nécessaires au diagnostic, à la surveillance de la grossesse et à la préparation psychoprophylactique à l'accouchement, ainsi qu'à la surveillance et à la pratique de l'accouchement et des soins postnataux en ce qui concerne la mère et l'enfant, sous réserve des dispositions des articles L. 4151-2 à L. 4151-4 et suivant les modalités fixées par le code de déontologie de la profession, mentionné à l'article L. 4127-1.

     

    L'examen postnatal peut être pratiqué par une sage-femme si la grossesse a été normale et si l'accouchement a été eutocique.


    L'exercice de la profession de sage-femme peut comporter également la réalisation de consultations de contraception et de suivi gynécologique de prévention, sous réserve que la sage-femme adresse la femme à un médecin en cas de situation pathologique.

     

    L. 4151-3

    En cas de pathologie maternelle, foetale ou néonatale pendant la grossesse, l'accouchement ou les suites de couches, et en cas d'accouchement dystocique, la sage-femme doit faire appel à un médecin. Les sages-femmes peuvent pratiquer les soins prescrits par un médecin en cas de grossesse ou de suites de couches pathologiques. »


    Dans le cadre des compétences de la sage-femme, sont énumérés de façon non limitative à l'article R.4127-318, certains des actes que peuvent pratiquer les sages-femmes :


    1 - l'échographie dans le cadre de la surveillance de la grossesse ;

    2 - le frottis cervico-vaginal au cours de la grossesse et lors de l'examen postnatal mentionné à l'article L. 2122-1

    3 - l'amnioscopie de fin de grossesse ;

    4 - la surveillance électronique de l'état du foetus et de la contraction utérine pendant la grossesse et au cours du travail ;

    5 - le prélèvement de sang foetal par scarification cutanée et la mesure du pH du sang ;

    6 - l'oxymétrie du pouls foetal ;

    7 - l'anesthésie locale au cours de l'accouchement ;

    8 - l'épisiotomie, la réfection de l'épisiotomie non compliquée et la restauration immédiate des déchirures superficielles du périnée ;

    9 - la réanimation du nouveau-né dans l'attente du médecin ;

    10 - la délivrance artificielle et la révision utérine, à l'exclusion des cas d'utérus cicatriciels ; en cas de besoin, la demande d'anesthésie auprès du médecin anesthésiste-réanimateur peut être faite par la sage-femme ;

    11 - le dépistage des troubles neuro-sensoriels du nouveau-né ;

    12 - la surveillance des dispositifs intra-utérins ;

    13 - la rééducation périnéo-sphinctérienne en cas de troubles consécutifs à un accouchement.

    14 – des actes d'acupuncture, sous réserve que la sage-femme possède un D.I.U d'acupuncture obstétricale délivré par une université de médecine. (arrêté du 2 novembre 2009).

     

    Les sages-femmes peuvent exercer :

    - en tant que salarié dans des établissements de soins publics ou privés (80 % actuellement d'entre elles, dont la majorité à l'hôpital).

    - sous statut libéral où elles sont rémunérées à l'acte : 12 % d'entre elles ont choisi ce mode d'exercice en cabinet individuel ou de groupe.

    - comme salariées de la fonction publique territoriale dans les services de Protection Maternelle et Infantile (3 %).

     D'autres modes d'exercice sont ouverts aux sages-femmes, notamment dans le cadre de l'encadrement et de la formation." 

     

    Être Sage-Femme

    .

    Voilà pour la définition stricte et un peu barbante. 

    Moi qui ait décidé de faire ce métier, je me vois quotidiennement face à des préjugés stupides et plutôt irritants... Je vais faire en sorte de les briser. 

    Etant donné que je ne suis pas encore bien placée pour en parler, voici une petite vidéo réalisée par l'ANESF (Association Nationale des Etudiants Sage-Femme) :

     

    Alors, combien d'entre vous se doutaient de tout ça ? 
    Vous êtes surpris ? Partagez cette vidéo afin que l'image des Sage-Femme change, afin que ces véritables professionnels de santé soient reconnus à leur juste valeur...   

     

    Des questions ? 


    Pour plus de renseignements,
    je vous conseille de vous rendre sur le site de
    l'Ordre des Sage-Femmes, ICI.

     

     


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